« Le jour le plus court » avec myskreen

Retrouvez en intégralité et en 1-clic tous les courts-métrages de Jacques Demy et d’Agnès Varda sur myskreen !

A l’occasion de la troisième édition du Jour le Plus Court le 21 décembre, parrainé cette année par Fred Testot, Agnès Varda, en tant qu’amie du court-métrage, met gratuitement à votre disposition tous ses courts métrages ainsi que ceux de Jacques Demy, pendant la journée du 21 décembre 2013.

Avant de passer aux longs-métrages, Jacques Demy est passé par les courts, et marqua son temps, comme il le fit avec les longs. Une filmographie qui fait rêver, des jeunes femmes qui chantent les airs de Michel Legrand en robes rouges, de la poésie dans le geste et dans le verbe, mais sans oublier la vie. Découvrez les premiers pas de Jacques Demy au cinéma, et regardez ses films courts :

- Le Sabotier du Val de Loire, qui nous conte les instants de la vie quotidienne d’un couple de sabotiers.
- Le Bel indifférent : La rencontre avec Jean Marais sur le tournage de SOS Noronha, réalisé par Georges Rouquier (le narrateur du Sabotier) permettra au jeune Jacques de rencontrer Jean Cocteau, qui lui donnera les droits d’adaptation de sa pièce courte : Le Bel indifférent. A la manière de La Voix Humaine (monologue écrit par Jean Cocteau en 1930), une femme seule parle à son amant, indifférent.
- Ars : une commande par les Productions du Parvis sur le curé d’Ars. C’est à ce moment qu’il rencontra Philippe Dussart, qui fut le producteur exécutif de plusieurs de ses films
- La Luxure : alors qu’il venait de tourner Lola, Jacques Demy réalise un court-métrage du film à sketchs Les sept péchés capitaux. Les autres courts sont réalisés par Jean-Luc Godard, Edouard Molinaro, Claude Chabrol, Roger Vadim, et Philippe de Broca.

Agnès Varda ne se lasse pas des courts métrages. Ils parsèment sa carrière de cinéaste, passant d’un format à un autre et d’un genre à l’autre, toujours avec exigence et précision : De l’hommage au cinéma avec Isabelle Adjani (T’as de beaux escaliers tu sais), en passant par Baudelaire qui parle aux cariatides de Paris (Les Dites cariatides), au documentaire sur le film phare de Jacques Demy Les Demoiselles de Rochefort, Agnès Varda réalise des courts qui parlent du cinéma … mais pas que. Le monde dans lequel la « grand-mère de la Nouvelle vague » évolue apparaît : en filigrane dans Cléo de 5 à 7, et beaucoup plus présent dans Black Panthers, réalisé en 1968. Le mois de mai éclate à Paris, Martin Luther King est assassiné en avril, et les Noirs revendiquent leurs droits plus que jamais. Elle nous parle aussi des femmes : après avoir signé le Manifeste des 343 en 1971, elle leur donne la parole avec Réponse de femmes. Qu’est-ce qu’une femme ? Et d’avoir autant de réponses, que de femmes … Une retient particulièrement son attention : Elsa Triolet, à laquelle elle consacre un documentaire. On voit aussi l’influence de la photographie dans l’œuvre de la cinéaste, qui jouera aussi un rôle important dans les films de son ami Chris Marker, connu pour La Jetée. On étudie la frontière entre le réel et l’imaginaire à partir d’une photographie dans Ulysse, le commentaire photo dans Une minute pour une image, les Teddy Bear dans Ydessa, les ours et etc..., on raconte Cuba et la révolution avec la voix de Michel Piccoli dans Salut les Cubains. Un court-métrage, pour raconter une histoire courte ! Avec Les Fiancés du pont Mac Donald, Plaisir d’amour en Iran ou encore le plus récent Lion volatil, avec Julie Depardieu et l’actrice-réalisatrice Valérie Donzelli, qui ne cesse de rendre hommage à la Nouvelle Vague, notamment avec La Guerre est déclarée.

Tante Agnès V. parle du court-métrage : « Comme on aime lire des nouvelles, certains amateurs aiment les courts métrages. Certains attendent même les heures tardives où les chaînes de télévision veulent bien en diffuser. Il y a des festivals, des séances spéciales... Oui, il y a un public pour les courts métrages, mais pas vraiment une distribution convenable. Dans ma jeunesse, chaque film en salle était précédé d’un court métrage. La loi du gain, dont les recettes générées par la projection des films annonces et des publicités ont fait disparaître cette visibilité populaire des courts métrages. 
À la télévision personne ne semble prêt à diffuser un court métrage avant LE film de la soirée… Le jour le plus court de l’année corrige en un seul jour et pour tout un jour ce manque de visibilité. On dirige des projecteurs sur cette catégorie de films, les courts ! Un peu partout, c’est la fête du cinéma court ! Ne manquez pas de profiter de cette occasion d’en voir, et pas qu’un ! Emmenez vos amis, votre famille, vos voisins... Et devenez « Amis du Court Métrage » ! » Agnès V. décembre 2013